Nous avons aimé

Aux éditions Light Motiv, Le monde d’après de Thierry Girard :

Thierry Girard est un photographe qui s’inscrit dans « l’épaisseur du paysage » et décide de revenir sur ses traces dans le bassin minier du Nord et du Pas-de-Calais, comme un retour à l’origine de son travail photographique. Le Monde d’après entremêle ces visions d’un territoire bouleversé, saisi à presque quarante ans d’écart par le même homme, photographe tourné vers le « vif du monde » qui a lui-même évolué dans sa manière d’être là et dans ce qu’il nomme, comme un artisan, la façon du regard.

Aux éditions Invenit, Le système poétique des éléments de Jeanne Hervé-Maley et Laurent Margantin :

Réuni.e.s au sein du Laboratoire Novalis aux fins de recherches chimico-poétiques, 118 poète.sse.s, français.es et belges, se sont toutes et tous emparé.e.s d’un des 118 éléments du tableau périodique de Mendeleïev. À l’image de notre monde naturel et de la variété de ses briques élémentaires qu’en sont les atomes, leurs fragments poétiques forment un univers en lui-même. Avec ces textes se rétablit un lien analogique entre le langage et les éléments.

Aux éditions À Pas De Loups, Bienvenue de Raphaële Frier et Laurent Corvaisier:

Bienvenue c’est le nom d’une grande maison. Elle a été très belle et pleine de vie, mais maintenant elle est vide et triste : on a construit une autoroute juste à côté, et ses propriétaires se sont enfuis. Mais le vacarme n’effraie pas la famille de Laszlo qui n’a nulle part d’autre où aller.

Aux éditions Rue de l’échiquier, Intraitable Tome 1 de Choi Kyu-Sok :

Et si le monde du travail devenait l’une des lignes de front de la confrontation avec les multinationales et leurs pratiques ? Au tournant des années 1990 et 2000 en Corée du Sud, dans un environnement social durement marqué par les retombées de la crise financière en Asie, Gu Go-shin est un étrange et charismatique combattant syndical. À la tête d’une petite agence-conseil de défense des travailleurs, il mène avec coeur et maestria diverses opérations-chocs pour promouvoir leurs droits, à la manière d’un chef de commando.

Aux éditions Esperluète, La tête dans la haie d’Anne Herbauts :

Hors du jardin bien organisé, elle observe la vie qui fourmille. Elle nous raconte la nécessité des assonances, du sauvage, de la caillasse, des cairns, et met en abîme la question du réel, celui de l’histoire, de l’auteur et du lecteur. « Il vaut mieux donner des livres qui ne sont pas lisses aux enfants. ». Assurément, elle leur donne avant tout des livres à partager. Pour Anne Herbauts, il ne faut pas rester au milieu du jardin – dans ce qui est connu et reconnu – il vaut mieux expérimenter d’autres dimensions et mettre la tête dans la haie.

Aux éditions Rue de l’échiquier, Mes soupes bio et zéro déchet de Stéphanie Faustin :

Des recettes originales et créatives pour se régaler de soupes tout au long de l’année ! Faciles et rapides à préparer, en morceaux ou mixées, chaudes ou froides, sucrées-salées, épicées, cuites ou crues, les soupes peuvent se décliner de multiples façons pour plaire et surprendre tous les palais. Plus ou moins épaisses, légères ou plutôt nourrissantes, seules ou agrémentées de topping d’oléagineux, de champignons ou de céréales, ou encore accompagnées de tartines (pains aux graines, sans gluten, Pain des Fleurs, crackers…) ou de crudités, les soupes sont bonnes pour la santé, à consommer sans modération, et peuvent constituer un plat à part entière, gourmet et gourmand, au dîner comme au déjeuner.

Aux éditions Le Passager Clandestin, Françoise d’Eaubonne et l’Écoféminisme de Caroline Goldblum et Françoise d’Eaubonne :

« Et la planète mise au féminin reverdirait pour tous! ». Écrivaine libertaire et prolifique, militante chevronnée, pionnière du mouvement féministe et de la décroissance, Françoise d’Eaubonne (1920-2005) est à l’origine du concept d’écoféminisme. L’oppression patriarcale des femmes et l’exploitation capitaliste de la planète découleraient des mêmes mécanismes de domination et doivent donc être combattues ensemble. Incompris voire tourné en dérision en France, son projet de muter vers une société autogestionnaire, fondée sur l’égalité des sexes, des peuples et la préservation de la nature fait largement écho aux idéaux de la décroissance. Caroline Goldblum nous montre la pertinence et l’actualité des idées et modes d’action écoféministes dans un contexte d’urgence climatique.

Aux éditions FLBLB, 3000 ans pour en arriver là de Grégory Jarry et Otto T. :

Quand on met le monde actuel en équa­tion, on se rend compte que toutes les courbes qui dési­gnent des trucs horribles (réchauf­fe­ment clima­tique, dispa­ri­tion des espèces, défo­res­ta­tion, etc) sont des expo­nen­tielles. Expo­nen­tielles, ça veut dire que ça va de plus en plus vite et que rien semble pouvoir stop­per l’em­bal­le­ment. Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi les scien­ti­fiques qui travaillent sur ces ques­tions se mettent-ils tous en arrêt de travail pour dépres­sion nerveuse ? Dit comme ça, on se demande à quoi ça sert de se poser toutes ces ques­tions, puisque tout semble fichu. Mais en fait peut-être pas. Ou pas complè­te­ment. Enfin on vous dit pas, vous aurez la surprise à la fin.

Les éditions Goater

En ce début d’année, notre catalogue s’est enrichi de plusieurs nouvelles maisons d’édition: ce travail de repérage, de choix, de complémentarité des catalogues, est assurément l’un des aspects de notre travail qu’on aime le plus.

Voici donc les fabuleuses et bretonnes éditions Goater : on adore leurs livres, qui balayent avec humour pas mal de lieux communs et abordent de façon sérieuse, et souvent pour un jeune public, des thèmes importants à nos yeux : la place de la diversité linguistique, des cultures roms, des identités sexuelles …

Ainsi, vous pouvez trouver à leur catalogue des cahiers de coloriage féministes et sur les stéréotypes de genre, un album pour apprendre à compter avec des joyeux punks, des imagiers trilingues français-romani-roumain, des ouvrages bilingues LSF/Français, des bandes-dessinées qui racontent l’incroyable expérience du groupe tsigane Jesaj Tchave à travers l’Europe, sans oublier la collection Goater Noir, le recueil de contes Navajo, LGBT, et bien plus encore.

Et si jamais vous passez par Rennes, n’hésitez pas à aller faire un tour au Papier Timbré, car oui, Goater c’est aussi un café militant, qui propose des concerts, des expositions, une librairie et tout ça dans une super ambiance, joyeuse et engagée !

 

 

Le géant du lac

Il y a très longtemps, dans les Andes équatoriennes, vivait un géant aussi grand qu’une montagne. Il avait toujours la tête dans les nuages. Il vivait à Cotacachi et aimait cette région pour ses montagnes. Mais quelque chose le préoccupait ; il ne pouvait pas se baigner car aucun lac n’était assez profond pour lui.

Ainsi commence le tout nouveau et splendide livre-accordéon publié aux éditions Esperluète.

Le lac Cuicocha est le théâtre d’une étrange quête… un géant, sympathique et rêveur, cherche un lac à sa mesure pour y prendre un bain. L’histoire raconte comment il essaie tour à tour les lacs de la région, sans succès. Finalement, il trouve son bonheur dans le lac Cuicocha, petit mais extrêmement profond.
Il laisse alors éclater sa joie!

Cette ancienne légende kichwa, une langue amérindienne, nous vient de la région d’Imbabura au Nord de l’Équateur. Cette région est parsemée de lacs, montagnes et volcans. De nombreuses légendes pré-colombiennes circulent et viennent expliquer l’origine de ce paysage.

Il existe plusieurs versions de l’histoire du Géant du Lac Cuicocha ; la plupart décrivent un géant arrogant qui finit par se noyer dans le lac formé par le cratère du volcan.
Alice Bossut et Marco Chamorro ont choisi de décrire un géant rêveur et coquet.

Écrit par Alice Bossu, avec des gravures de Marco Chomorro, et superbement traduit de l’espagnol par Anne Casterman, il se déploie comme le paysage sous les yeux du géant.

Il emmène le petit lecteur dans cette région d’Équateur, pays des géants rêveurs et des montagnes grandioses.

 

Femmes et pommiers

Moa Martinson ? Une écrivaine suédoise dont aucun livre n’avait encore été traduit en français. Heureusement, L’Elan, maison attachée aux littératures nordiques, vient de publier un de ses textes: un livre écrit par une féministe, figure phare du mouvement prolétarien suédois, il avait déjà des chances de nous plaire. Et en effet.

Publié pour la première fois en Suède en 1933, « Femmes et pommiers », roman largement autobiographique, met en scène le monde ouvrier dans la ville de Norrkoping. Réaliste, puissante, originale, l’écriture de Moa Martinson frappe par sa liberté de ton et échappe au misérabilisme d’une certaine littérature prolétarienne.

Lise Froger-Olsson, auteure de la traduction, signe aussi à la fin de l’ouvrage une postface passionnante sur Martinson: une femme, une écrivaine, qu’on se réjouit de découvrir et de lire, dont les combats (pour l’égalité des salaires entre hommes et femmes, pour l’amélioration de la vie des « petites gens ») résonnent fort aujourd’hui.

Femmes et pommiers, Moa Martinson, traduit du suédois par Lise Froger-Olsson, Élan éditions, 19 euros.